Édit royal du Très Gros Bayrou Ier, Comte de la Caisse Vide et Maréchal des Sacrifices Populaires
Mes chers sujets,
Chômeurs zélés, retraités moribonds, travailleurs encore trop vivants, L’heure est grave. Pas pour moi, hein. Moi, ça va. C’est vous qui allez morfler.
Devant la dette abyssale que moi et mes joyeux prédécesseurs ont contribué à creuser à coups de tapis rouge, de dépenses inutiles et de dîners d’apparat, je décrète solennellement que les Français doivent… se serrer la ceinture jusqu’à s’en faire des colliers de misère.
Voici mon plan « SAUVE-TA-PATRIE » (en 3 coups de pelle) :
1. D’abord, on tape dans les vieux.
Oui, les petits fripés à canne et à souvenirs. Ceux qui ont bossé toute leur vie, mais qui ont eu la mauvaise idée de ne pas mourir à temps. Hop, on rabote les pensions ! C’est vrai, quoi ! On vous avait promis une retraite, pas une villégiature à Saint-Tropez. Alors, passez à la caisse, les inutiles ! On taxerait bien les handicapé et autres indigents, mais ils n’ont aucune source de revenu... On se contentera de diminuer les miettes qu’on leur donne.
Comme le dit un sage dicton populaire : « L’important aussi, ce n’est pas ce qui rentre, l’important, c’est ce qui ne sort pas ! » ...
J’y pense, Et si nous inventions une chaise d’handicapé à une seule roue ? ça serait une sacrée économie pour la société ! Nous allons financer un audit afin d’étudier le sujet.
2. On supprime des jours fériés.
Oui, car trop de Français osent encore faire des barbecues en mai, au lieu de produire de la richesse, histoire d’engraisser le CAC40.
Terminé l’Assomption, place à la sainte Contribution ! D’ailleurs, nous allons rebaptiser le 1er mai ? Il devient « Journée Nationale de la Productivité Obligatoire ». Défilé annulé. Rassemblement à l’usine.
3. On demande des efforts... mais uniquement aux pauvres. (Faut pas délirer, non plus).
Les grandes fortunes ? On les cajole. Les députés ? On les bichonne. Les sénateurs ? On les réveille pas, ils roupillent. Parce qu’on n’est pas des monstres, hein ? On saigne équitablement… C'est à dire ceux qui ont déjà tout donné. Ils sont habitués.
Bon, à présent, réfléchissons ensemble trente secondes, peuple de France :
Pourquoi ponctionner les ultra-riches quand on peut dépouiller méthodiquement une population usée, pressée comme un citron sec ?
Pourquoi mettre fin aux privilèges quand on peut repeindre la misère aux couleurs de la responsabilité citoyenne ?
Pourquoi un yacht fiscal de 40 mètres serait-il moins méritant qu’un petit T2 avec ascenseur en panne ?
Ah ça, vous n’y aviez pas pensé, hein ? bande de gros pas malins ! Heureusement que je pense pour vous !
Mais réjouissez-vous, chers électeurs, le pire est devant nous ! (Remarquez que j’aurais pu écrire « Le pire est devant vous ! » Mais comme je refuse de me laisser aller au cynisme. Je resterai hypocritement solidaire).
Quelques projets à l’étude :
Taxe sur le sommeil trop long. Nous remplacerons les bons vieux réveils par des horodateurs (en interface avec le centre des impots)
Taxe sur l’air (TVA – Taxe sur la valeur aérée).
Impôt sur le rire (sauf s’il est jaune).
Contribution solidaire sur chaque pas effectué sans but économique. Donc exit les balades gratuites en bord de plage ou en forêt. Mise en place de péages sur l’intégralité des chemins de Grandes randonnées et autres sentiers.
Travaillez plus pour gagner moins et crever plus vite. Voilà le programme.
Et n’oubliez pas de dire merci. Car sans vous, comment les parasites républicains vivraient-ils de votre sueur ?
Avec toute l’indécence de la haute fonction,
Un citoyen qui hésite entre l’exil fiscal… et l’exil mental.



Pff ! j'ai pas ri une seule fois, même pas souri ! Trop déprimant ton texte, trop réaliste, trop trop trop 🤬