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  • Jean Benjamin Jouteur

La fille du Week-end de Pascal Bézard

Un récit de vie tout en pudeur


Comme c'est passionnant un récit de vie


Le simple fait d’exister est une aventure. Un beau matin on vient au monde, et comme le dit le chanteur, le monde n’en sait rien, puis on grandit. On aime, on souffre, on espère, on tombe, on apprend à se relever.

Un jour, on ressent le besoin de se confier, de tout déballer. Mais qui prendra le temps d'écouter ?

Tant de choses vécues, si différentes pour chacun de nous, tant de choses que pourtant nous partageons tous. Nous avons tous pleuré une rupture, nous avons tous perdu un être cher, nous avons tous été déçus par celui ou celle que l’on croyait… Je pourrais multiplier les « nous avons tous ».

Comme c’est touchant un récit de vie.


Comme c’est rassurant, le temps de quelques pages, de devenir intime avec une femme qui pourrait être cette voisine que l’on prend à peine le temps de saluer entre deux trottoirs.


J’imagine.


J’imagine l’auteur-écoutant… Le terme exact serait sans doute  « écrivain public »  mais je préfère le verbe « écouter ».


Écouter, c’est échanger.


Échanger un silence contre des mots. C’est ça, savoir écouter.

Donc, « L’auteur-écoutant » est assis, il prend des notes, il interroge, il veut en savoir plus. Parfois peut-être il sourit, parfois il est gêné comme un confident peut l’être. Sans doute est-il ému de temps à autre par les paroles simples et fortes qu’il reçoit.

Puis, après le temps de l’écoute vient celui de la transmission.

L’auteur-écoutant sera pour nous le passeur d’histoire. Avec son style à lui, il partagera ce qu’il a recueilli, ce qu'il a ressenti.


Un sacré challenge ! Il n’a pas le droit de trahir ces années d’existences qui lui ont été confiées. Il lui faudra retrouver l’intimité des moments passés avec celui ou celle qui s’est ouvert à lui. Il faudra qu’il sache traduire les regards, les silences, les larmes, celles qui furent cachées, celle qui furent visibles. Une personne qui se raconte, lorsque l’on sait l’entendre, s’immerge sans protection dans un océan de remous changeants. Un bain dans l’autrefois peut être agréable, tendrement tiède, passionnément chaud, mais il peut s'avérer glacial.

Pascal Bézard, l’auteur-écoutant, celui qui nous offre ce récit de vie, a su recueillir et restituer magnifiquement ce cadeau de souvenirs qu’on lui a fait.

J’ai entendu cette femme parler, je crois même l’avoir vu. J’ai envie de lui dire, Gisèle, racontez, racontez encore. J’aurais tant de questions à vous poser.

Merci, Pascal, pour ce si puissant partage de confidences. Je suis content de connaître Gisèle aujourd’hui, grâce à vous.




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