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Nos cousins les grands singes

23 févr. 2025
3 min de lecture

J’ai toujours ressenti une grande passion teintée de compassion pour nos cousins les grands singes... et particulièrement les gorilles.


Pourquoi ? Parce que dans le silence dense des forêts tropicales, le regard d’un gorille s’impose comme une fenêtre ouverte sur une humanité insoupçonnée que l’on préfère souvent ignorer.


Au coeur de la jungle, en tenue de brousse façon aventurier, on frissonne, s'amusant à se fait croire que l’on est dans un zoo grandeur nature...


Mais en fait, il n'en n'est rien... Ici nous empiétons sur un domaine qui n'est pas le notre.. Ici, nous sommes des invités non conviés... trop nombreux mais néanmoins tolérés... La plupart du temps. 


Donc, soudain, au détour d’un sentier où la nature règne en maître, ces superbes créatures révèlent à à nos yeux une sagesse ancestrale, un éclat de sensibilité qui semble murmurer à nos oreilles l’essence même de la vie.


Oui, peut-être que j’exagère ou que j’en fais trop. Cependant, prenez le temps, rien qu'un court instant, de ne plus considérer ces homonoïdes (c'est le nom savant qu'on leur a donné) comme de simples animaux du type modestes « sous-hommes ». Vous verrez alors que leur regard, empreint de douceur et de force intérieure, transcende les simples instincts de survie pour offrir à l’observateur qui sait regarder un aperçu d’une noblesse naturelle s’inscrivant dans le grand récit de l’existence.


Mais, car il y a un mais lourd de conséquences.


Il est impossible d’ignorer la douloureuse réalité qui se cache derrière ce tableau d’harmonie.


L’homme, avec un petit « h » car parfois il ne mérite sa majuscule, l'homme donc, l’espèce dite dominante de la planète, si souvent aveuglé par sa quête du pouvoir, du profit, du territoire acquis,  choisi la plupart du temps, au mieux la voie de l’indifférence, le plus souvent celle de la cruauté,  envers ces âmes sensibles que sont les grands primates avec qui nous partageons, même si ça en dérange certains et que ça remonte à une dizaine de millions d'années, le même ancêtre.


Ce qui fait d'eux nos cousins.


Chaque cicatrice infligée, chaque tueries et elles sont nombreuses, chaque instant où la liberté des gorilles est bafouée, chaque alerte d’espèces en voie de disparition, constitue une tache sur notre conscience collective.


Cette souffrance n’est pas qu’une tragédie animale ; elle est le reflet de notre propre incapacité à protéger ce qui est véritablement précieux et à préserver la beauté authentique du monde.


Il apparaît indispensable et urgent de repenser notre rapport à la nature. Il s’agit de renouer avec une compassion véritable, de reconnaître que le regard d’un gorille, d’un orang-outang ou d'un chimpanzé, nous invite, je dirais même nous impose, à une introspection profonde, à un éveil au respect et à la dignité de toute forme de vie.


En osant affronter la réalité de nos agissements, nous pourrions, peut-être, espérer panser les plaies d’un passé entaché de violence et d’indifférence. Ce miroir silencieux que nous tendent ces êtres majestueux nous rappelle que, pour être pleinement humains, il faut savoir écouter le langage de la nature, se remettre en question et œuvrer à la réconciliation avec notre environnement.


Ainsi, l’humanité des gorilles pourrait devenir le symbole d’un avenir possible, où amour, respect et harmonie ne seraient pas de vains mots, mais un peu comme des piliers sur lesquels construire une société plus juste et plus responsable.


En leur rendant hommage, c’est à notre propre humanité que nous offririons la chance de renaître, de se réinventer dans un monde où chaque vie, aussi discrète soit-elle, mérite d’être célébrée.


C'est pas gagné !


Et, oui, je suis conscient que ce modeste discours paraitra aux yeux d' un grand nombre très utopique... voire même carrément naïfs et même pourquoi pas bisounours... tant pis... Comme disait je ne sais plus qui  : « Tant qu'à faire, il vaut mieux être naïf et utopique que réaliste, cynique et sans espoir ».








 

 
 
 

1 commentaire


Arlette - Auteure
Arlette - Auteure
23 févr. 2025

Ô Combien je partage ce que tu écris, mais soucieux plus de nos envies d'enfants gâtés que d'un véritable partage avec la nature, nous préférons payer pour voir ces animaux en cage ou en semi captivité, sans nous intéresser vraiment à eux et ceux qui ont compris que nos désirs d'occidentaux sont sonnants et trébuchants en profitent pour asservir de magnifiques animaux (comme les éléphants qu'on "éduque" à coup de matraque et d'entraves). Le 21ème siècle est à pleurer, tant l'argent et la bêtise semble mener le monde.

Arlette

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